ARTO SAARI, 5 ans après le SOTY

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Que faisais-tu l’année où tu as gagné, en 2001 ?
Du lourd. De sacrés moments. Je crois qu’on filmait encore pour la vidéo à ce moment-là, on a dû filmer pendant au moins 10 ans. Non ? C’était vraiment du lourd. Fred Mortagne était dans le coin, alors c’était «mission, on ruine tout» à longueur de temps.
Quelle était ta vie à l’époque, qui étaient tes sponsors, que faisais-tu de tes journées ?
Je vivais dans une maison avec des colocataires, Clifford et d’autres. Et notre canapé était pas mal squatté aussi. Pour les sponsors, Quiksilver est venu juste après, sinon, les mêmes qu’aujourd’hui.
A l’époque, qui étaient tes principaux concurrents, enfin les mecs les plus doués quoi ?
Rodrigo, McCrank, Koston. Tout le team Baker était à bloc.
Quelle a été ta réaction quand Jake t’a appelé pour t’annoncer que tu avais gagné ?
Je croyais que c’était une mauvaise blague. J’ai cru qu’on se foutait de moi.

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Tu gardes quel souvenir de la soirée ?
J’ai fait le con, je me suis complètement lâché sur le bar. C’est dur quand ça t’arrive ; tu ne sais pas comment le prendre. Tu dois faire face à plein de gens et t’es juste supposé prendre ce trophée. Ça te rend un peu étrange du coup.
C’était différent de shooter l’interview du SOTY par rapport à l’interview que tu avais faite un an plus tôt ?
C’était plus facile la première fois. J’étais vraiment à fond dans ma session cette fois-là.
Comment vous avez shooté la couv’, le fakie back lip à Point Loma.
Putain. Ça a vraiment été toute une histoire. Je crois que vous étiez déjà à San Diego, on était sensé se retrouver à midi et je crois qu’on a fini par se trouver à minuit. J’avais dû passer l’après-midi à fumer pas mal de trucs et à essayer d’acheter une voiture, je l’ai conduit sans même enlever le plastique des sièges. J’étais là, face au vendeur, “Non. Je la veux maintenant. Je m’en fous que vous vouliez la nettoyer.” J’étais vraiment énervé. Il fallait que j’aille à San Diego, alors ce matin-là j’avais décidé d’acheter une voiture. J’avais pas besoin d’une BMW à 60 000 dollars mais je la voulais. Je ne me souviens pas grand chose de cette nuit là à part que je pensais, “OK, il faut que je skate ce truc,” et j’ai réussi à le sauter. Je ne savais pas que ça allait faire la couverture mais j’imagine que c’est ce qu’ils voulaient.
Quels ont été les changements majeurs dans ta vie depuis ?
J’essaie de ne pas redescendre la pente mais parfois on n’y peut rien. Mais ça va mieux, y’a de bonnes vibes. Avoir le trophée, c’était un tel sommet qu’il faut quand même redescendre un peu. C’est ce qui s’est passé. Je ne pouvais pas être là, à me dire, “OK, maintenant je suis Skater of the Year !” C’était tellement énorme qu’il fallait bien revenir un peu à la réalité.
Si tu devais choisir ta meilleure année, concernant les moments passés sur ta board, serait-ce laquelle ?
Je crois que le meilleur est encore à venir. J’ai eu quelques belles années, mais d’autres sont à venir.
Si tu devais désigner un Skateur du Millénaire, qui serait-ce ?
Question difficile. Cardiel, Drehobl. Phelps, ces types-là, c’est sûr. Koston, Danny, Duffy, Jeremy Wray. Difficile d’en choisir un.
Où se trouve ton trophée en ce moment ?
Il est chez ma mère en Finlande. Il est bien à l’abri.

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